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La pêche du Pygargue
Parfois à l’affût, l’Aigle de mer préfère la chasse au vol en basse altitude. Décrivant des cercles, ses ailes puissantes, légèrement arquées, le Pygargue à Queue Blanche, plane au dessus des eaux calmes. La vue perçante du pygargue détecte le moindre mouvement juste sous la surface de l’onde. Il descend et en vol ramé aux battements lents, profonds et réguliers, il patrouille dans son domaine. Dès qu’une proie est repérée, le pygargue passe en vol rasant, et soudain, les pattes en avant, pique vers son objectif en plongeant les pattes dans l’eau, emprisonnant le poisson dans l’étau puissant de ses serres. Il s’élève alors aussitôt d’un coup d’aile, le trophée fermement maintenu.
Habitué des falaises maritimes, des grands lacs et des forêts bordées d’eau, le pygargue est capable d’attraper des poissons jusqu’à 8 Kg, mais toutes ses attaques ne sont pas couronnées de succès; certaines proies trop lourdes lui échappent, et d’autres prédateurs comme les goélands, le houspillent jusqu'à lui faire lâcher prise, lui volant son butin sans trop d’effort. 90% de sa nourriture est à base de poissons, mais le pygargue est aussi capable de chasser des oiseaux aquatiques : canards, foulques et limicoles et des mammifères, du campagnol au renard. Malgré la chasse, les poisons, la pollution des eaux, le prélèvement des œufs et des poussins, et la destruction des zones humides, 600 couples de pygargues arrivent à survivre dans toute l’union européenne.