Chaque matin, ces forçats dévalent
au pas de course, les 10 km de descente jusqu’au lac diaboliquement
bleu, au bouillonnement mortel et à la température constante
de 50°. Sur ses rives, après avoir extrait à la barre à
mine les blocs de soufre, ils chargent 80 kg de minerai dans des panières,
et la longue remontée commence dans les vapeurs toxiques, les pieds
emmitouflés dans des chiffons pour éviter les brûlures.
Ils effectuent un seul voyage par jour dans ce milieu hostile, car chaque
matin vers 11 heures le volcan se réveille, et l’accès
est alors impossible.
Dominique BONNEAU a suivi pendant plusieurs jours ces mineurs dans leur travail
harassant, mettant en valeur leurs souffrances, les difficultés, et
les dangers quotidiens de leur labeur, pour un salaire de moins de 50 €
par mois… !
“Le salaire de la sueur"
Du fond
du cratère, encore en activité, du Kawa Ijen, tels des fourmis,
les mineurs indonésiens, remontent à dos d’homme « l’or
jaune » du volcan : des blocs de soufre arrachés à
un mur de 300 m de haut.