Dans la région de la Mauricie au Canada, des équipes de scientifiques suivent, contrôlent les populations et procèdent à des analyses sur la contamination au plomb et au mercure. Les graves effets de cette pollution touchent les adultes et les jeunes mais également les oeufs et, pour certains individus les taux de toxines relevés sont proches des doses mortelles. Ces suivis permettent aussi une connaissance de chaque individu recensé : mesure, pesée, examen du plumage... Les biologistes chargés de la surveillance élaborent en parallèle un travail de prévention et de protection de la reproduction. Ces actions consistent à interdire l'accès des sites naturels de ponte et disposer des nids artificiels dans des lieux tranquilles. Ces nids fabriqués à partir de structures en bois et d'éléments naturels sont en général rapidement acceptés et donc utilisés par les couples de HUARTS. Mais les conditions météo, la montée du niveau des eaux, les vagues provoquées par les embarcations font hélas que certains nids inondés sont abandonnés. Les activités humaines : pêche, randonnée, canotage .. éloignent aussi les adultes des nids qui laissent place libre aux prédateurs : le pillage des oeufs pondus est courant. On ne peut qu'espérer très fort la réussite des biologistes québécois qui sont à l'oeuvre afin de permettre, comme le raconte la légende : que le HUART porte encore longtemps ses oeufs sous ses ailes et que cet oiseau mythique continue de vivre paisiblement sur les lacs de la Mauricie enchantant pour toujours les brumes matinales de son chant mélancolique. |